« La quête T.1: La dame du lac perdu » écrit par Frédéric Maupomé, illustré par Wauter Mannaert

L’hésitation venait avec cette idée plutôt vrai que tout et son contraire a été re-dit, ré-écrit, ré-imaginé sur le cycle arthurien.

On a produit une excellente série télé, de fabuleux romans, nombre de bandes dessinées.

Hors voilà, voilà, un chevalier à mobylette, eh bien, j’en avais jamais remarqué auparavant!

J’adore l’entrée en matière, où on rencontre un « chevalier », un ado paumé qui, pour faire plaisir à son grand-père, poursuit la quête de la bête fantastique, une tradition qui remonte à quelques temps avant la fondation de la table ronde par un certain roi de légende de notre connaissance.

Pelli se rend en bus jusqu’au lac de la dame, afin de lui demander son aide pour débuter sa quête.

Du lac, il ne reste qu’un étang boueux si pollué que la dame du lac habite à côté.

Le ton est donné pour une aventure bien ficelée, bien pensée, absolument captivante.

Et les auteurs nous offre en prime une fin parfaite pour donner envie de poursuivre l’aventure avec le tome 2, que j’attends avec beaucoup d’impatience!

« La Charmante Librairie des flots tranquilles » de Jenny Colgan

Si le titre d’un roman inclus les mots « librairie » ou « bibliothèque », je m’empresse de dévorer le quatrième de couverture, quand je ne me contente pas de simplement ajouter le livre dans la pile des livres à lire!

Il m’a suffit de lire le titre du roman de la populaire autrice Jenny Colgan pour mettre la main dessus, convaincue que j’allais adoré. Comment résister à « La Charmante librairie des flots tranquilles ».

Les premiers chapitres, cependant, ont refroidis mes ardeurs, et il a fallut une bonne centaine de pages avant que la magie des mots opèrent.

Et quel bonheur d’avoir suivi Zoe, une mère célibataire au bord du gouffre personnel et financier, alors qu’elle s’installe dans une maison sinistre avec vue imprenable sur le fameux Loch Ness.

Maison habitée par un étrange lord célibataire, père de trois enfants atypiques.

Nanny matin et soir, Zoe apprendra le métier de librairie-mobile pendant la journée. À bord d’un van jaune, elle parcourt la région à la recherche de clients.

Quelle jolie histoire, lente à se déployer, mais impossible à quitter.

J’ai d’ailleurs refermé ce roman saupoudré d’une touche de romance à regrets, et j’ai déjà ajouté quelques titres de l’autrice à ma pile-à-lire, comme le premier tome de cette série cachée, « La charmante librairie des jours heureux ».

« La tresse », de Laetitia Colombani

Eh bien, j’ai dû m’accrocher à ces mots superbes, cette mise en scène intelligente, fine, d’une sensibilité palpable, ces personnages fabuleux, tangibles, comme des voisines, comme des amies.

Car ouf, ouf, OUF, que ce roman nous propulse tête première dans notre humanité, ses réalités bêtes, ses laideurs, ses bassesses, et aussi, heureusement, ses beautés.

Cette oeuvre incontournable de l’autrice, réalisatrice, actrice et scénariste née à Bordeaux, France, la talentueuse Laetitia Colombani, chers.chères lectrices-lecteurs, nous plongeons doucement, inexorablement dans la destinée de trois femmes vivant sur trois continents différents, chacune à la recherche de liberté, chacune rêvant d’avoir le droit d’être elles-mêmes, à part entière, sans la pesante lourdeur des attentes imposée par les sociétés.

Bien loin de la littérature jeunesse et jeune adulte que j’aime tant, à des lieues mes littératures de prédilections comme le fantasy, la romance, les confortables mystères (ma traduction libre de cozy mysteries, hihi!), ce roman m’a bouleversé, révolté aussi. Et que de larmes j’ai tenté de retenir, en vain.

Un ouvrage bref mais intense, bouleversant, bourré d’une soif de vivre et surtout, surtout, d’espoir.

Bonne lecture, à bientôt !