« Le petit guide de Miss Percy, ou Comment élever un dragon britannique », par Quenby Olson, traduction de Alix Dewez

Boooooooonnnnnnhhhhhhhheeeeeeeeeuuuuuuurrrrrrr de lecture!

Quel roman parfait pour l’humble être humain que je suis, de surcroit subjuguée depuis l’adolescence par l’oeuvre de Jane Austen ET par l’oeuvre de J.R.R. Tolkien ET par tant d’autres merveilles livresques.

Comme on dit dans la jolie province de Québec (où je réside depuis toujours) pour qualifier quelque chose qui nous éblouit à fond la caisse: ben voyons donc!

Du romantasy doudou-réconfort assuré

Avec une volonté de fer. Beaucoup de profondes inspirations. Agrémenté d’un excellent mélange de thé presque pas trop brûlant : je. vais. rester. calme.

N’empêche!!!!!!

Être emportée par un roman, quand on est lectrice devant l’éternel depuis beaucoup, beaucoup, beaucoup d’histoires, semble un délice encore plus rare, précieux, merveilleux.

Bref, difficile de résister à l’envie de jubiler sans fin !

En quatrième de couverture

Miss Mildred Percy hérite d’un dragon.

Mais peut-être allons-nous trop vite en besogne…

Miss Mildred Percy appartient à la catégorie des vieilles filles : elle ne danse pas, a renoncé depuis longtemps à ses rêves et ne mène pas ce que l’on pourrait appeler une vie d’aventure. Du moins le pensait-elle, jusqu’au jour où son grand-oncle a l’audace de lui léguer, entre autres, un oeuf de dragon.

Cet oeuf, comme la plupart des oeufs, a le bon goût d’éclore. Et c’est ainsi que, du jour au lendemain, Miss Mildred Percy passe du statut de tapisserie au rôle inouï d’éleveuse de dragons.

Un dragon ? En Angleterre ? Voilà quelque chose que l’on n’a jamais vu. Pourtant Mildred va devoir jongler entre l’éducation de ce spécimen (qui n’est pas censé exister), la naissance d’une idylle (avec un modeste pasteur) et le début d’une aventure à laquelle jamais elle ne se serait crue destinée.

Mon avis : (bonheur TOTAL !!)

La paranthèse inutile ci-haut se veut un clin d’oeil à l’utilisation récurente des parenthèses par l’autrice. J’ai trouvé l’effet stylistique très efficace, une façon de découvrir les personnages d’un point de vue intrinsèque. Vraiment chouette!

Se développe aussi une romance saine, amusante, qui abonde en petits moments auxquels on peut facilement s’identifier.

Tout simple et parfait pour décrocher avec le sourire, « Le petit guide de Miss Percy, ou Comment élever un dragon britannique » est l’une de mes découvertes préférées (vous l’aurez deviné!) de 2024.

Bonne lecture !

Mervyn Peake

Mervyn Peake est l’un des seuls auteurs fantasy qui place les forces et les faiblesses des personnages au centre de l’action.

Ce sont trois romans fantasy, comme personne n’en a jamais écrit, que j’essaie de terminer depuis trois ou quatre ans.

C’est excellent, promis, mais il faut avoir la force morale pour aborder la noirceur des âmes qui vivent dans l’étrange château Gormenghast sans y sombrer soi-même.

Arpenter les couloirs infinis de Gormenghast demande beaucoup de courage. Et réalité étrange, aimer les personnages est une tâche ardue. Si chaque personnage est inoubliable, profondément ancré dans ses grandeurs et ses faiblesses, il n’en reste pas moins qu’ils sont tous et chacun, à leur manière, détestables.

Pour marquer cet énième retour à ce blogue que j’aime, mais que je trouve rarement le temps d’entretenir, étant blogueuse à temps plein pour un concessionnaire, je reprends le collier Mervyn Peake.

Page 316.

C’est parti!

Saga du Roi Dragon

Fantasy!

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Tout y est: chevaliers et épée magique, diabolique magicien et vilain usurpateur, jolie dame et fidèles compagnons…De la satisfaction à chaque instant pour les amateurs du genre et ceux qui ont besoin de laisser le quotidien et ses textos et ses sirènes d’ambulance et ses files d’attente à la caisse et ses comptes en retard loin derrière.

Bien sûr, ce n’est pas encore le Cycle de Pendagron, du talentueux Stephen Lawhead. Mais ça vaut la peine de se procurer la série, à la bibliothèque, pour occuper les dimanches frisquets dont on pourrait profiter pour faire le ménage du garde-robe, sauf que…