Maurice

 

A room with a view est l’un des films préférés d’un de mes amis préférés. Il s’avère que ce film est tiré d’un roman écrit par un écrivain anglais emblématique, E. M. Foster.

À ma librairie indépendante, et même à la librairie indépendante d’un autre coin de MTL, ni A room with a view et sa traduction, Avec vue sur l’Armo, se trouvaient sur les tablettes (normal, c’est un vieux titre). Par contre, sidéral bonheur à venir, il y avait une vieille copie de Maurice

Boum. La finesse, la sensibilité, le regard acéré, dur, jamais cynique de l’auteur, el cœur battant de ses personnages, Maurice, cher Maurice que l’on se prend à aimer et détester et aimer à nouveau. J’ai été charmé par cet éloge à la beauté, aux remous de l’amour – pas de ceux qu’on vend dans les pharmacies, ornés de femmes pâmées dans les bras d’hommes aux abdominaux trop nombreux pour être vrais- , et surtout un regard lucide, peut-être un plaidoyer à l’ouverture d’esprit et la révolte contre la condamnation implacable de l’homosexualité dans l’Angleterre du  début du 20ième siècle.

Un roman qui chavire et ravit. Et qui laisse croire que pour les amoureux, tout est possible…

Hermux Tantamoq

 

Hermux est une souris, horloger de son état, qui adore les monstres, les pauses-café et sa coccinelle apprivoisée, Terfèle.Un jour, une aviatrice intrépide entre dans sa boutique, et dans sa vie. Car lorsque cette jolie aventurière disparaît mystérieusement, Hermux se lance à sa recherche.
Sa paisible existence bascule alors dans l’imprévisible.

Quatre romans, racontés avec humour et une certaine lenteur, aussi jouissive que rarissisme dans les romans jeunesse de notre belle époque pressée.

Hermux, il est trop génial et suivre ses aventures est un plaisir de tous les instants. À la bibliothèque!

coccinelle

Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part

 

En premier, c’est le titre que j’ai aimé. Joli, ma pensée avait-elle dit tandis que cette sensation, un rien languissante, logée dans les cœurs de toutes confessions, celle surgissant à la descente du train, à l’entrée du Métro, quand c’est le taxi qui vous ramène à la maison, me saisissait la mélancolie et la serrait fort.

J’achète le livre et, petit miracle, en commence « drette-là » la lecture.

Joie, joie, joie ! La douceur, l’intransigeance, la fascination pour la vie et ses grandes petitesses de l’auteure d’Anna Gavalda, merveilleux, juste merveilleux!

12 nouvelles tantôt charmantes, tantôt amusantes, une nouvelle émouvante à pleurer, une si douce qu’on a envie d’embrasser le monde entier. Des humains, des moments, du grand talent d’écrivain. Voilà!