Comment convaincre un fantôme de déménager?, par Maude Ménard-Dunn, ill. Sophie Bédard

Dans le mur d’une maison patrimoniale de Dunham, un petit village tranquille coincé entre deux vallons dans le coin des Cantons-de-l’Est, au Québec, le père de Dorothée Petit trouve une vieille boîte.

Le trésor qui s’y cache? Euh… un mouchoir douteux, une photo zéro rassurante et une lettre signée Doris Small datée de… 1895!

Cette capsule temporelle inspire la famille de Dorothée à créer leur propre capsule, et ainsi à se demander que/quoi laisser comme trace pour les générations futures.

Ainsi débute l’aventure de Dorothée, une jeune fille de 10 ans qui a une incroyable personnalité, un sens de l’humour fantastique, une répartie savoureuse. Un personnage bien campé, réaliste, auquel on s’attache presque d’emblée.

Je dis presque, parce que, à mes yeux de maman, l’ironie et l’absence (très vraie, et salutaire!) de gentillesse de la part du personnage m’a prise de court. « Bin là, dire ça de ses frères- du prof sévère- du prof de gym, c’est pas gentil-gentil. »
Puis, après deux répliques bien sentie, la réalité m’a sauté à l’âme: je lis le point de vue d’un enfant, qui ressemble au mien pas mal plus que j’aime l’admettre!!!
Débarrassée de mes lourdes lunettes de préjugés, j’ai plongé dans une histoire bien menée, joliment écrite, qui m’a laissé avec l’envie d’un tome 2, voire d’une longue série.

Ce roman destiné aux humains de 9 à 129 ans, un tout simplement délice de lecture, se trouve bonifié par des illustrations hilarantes et parfois irrévérencieuses (à l’image de Dorothée!), qui appuient les propos de la narratrice.

À la recherche d’une chouette histoire qui sort franchement des sentiers battus? C’est le moment de visiter votre librairie indépendante préférée pour mettre la main, et le coeur, sur Comment convaincre un fantôme de déménager? !

Prenez soin de vous, à bientôt !

« Nos cris », par Kern Carter

Sans le très intriguant compte-rendu d’une collègue libraire qui lit de tous les genres littéraires destinés aux enfants, aux adolescents et aux jeunes adultes, ce merveilleux serait resté sur la tablette.

La couverture attire la curiosité, sans plus. L’histoire proposée a quelque chose de déjà lu. J’avais haussé les épaules, dubitatives.

« Mais la force de l’amitié entre les personnages est incroyable », insistait la collègue libraire.

Advienne que pourra, j’ai décidé de plonger dans le roman « Nos cris », écrit par Kern Carter et traduit par Benoit Laflamme pour les éditions Boréal. Et c’était une excellente décision!

Deux meilleures amies, Candace et Ever, avec l’aide du frère d’Ever, Jericho, fondent un groupe de soutien pour s’aider à traverser les épreuves, les coups de vie dévastateurs comme les moments de vie grandioses.
Oui, ces ados vivent dans des décors de rêve, ils ont accès à tout ce qu’ils désirent, et Chef ou Nanny se chargent de préparer leur repas.

Mais.

Accompagner ces personnages à travers les épreuves qu’ils traversent, c’est comme éprouver,
ou peut-être comprendre à nouveau
ce qu’on ressent quand on est adolescents,
quand les moments difficiles, intolérables, insurmontables s’accumulent, ou refusent de disparaitre,
quand on arrive au point de bascule vers le monde parfois honni des adultes.

C’est aussi partager les premiers émois, ceux qui bouleversent le corps comme le coeur. L’âme un peu aussi.

Un excellent roman qui laisse de côté les tabous et va droit au coeur, pour un lectorat de 14 ans et plus prêt à vivre des émotions fortes, et prêt à être incapable de refermer le livre avant la fin!

Bonne lecture!!

« The Vanderbeekers of 141st Street »

Tout fonctionne à merveille dans ce roman et, sans presque s’en apercevoir, lecteu.tric.s, nous voilà embarquer dans une histoire hyper attachante, intrigante, émouvante.

Lorsqu’on est libraire, un nouveau livre dont on a absolument besoin en suit un autre, (et de près!) chaque semaine.

S’empilent, s’empilent et s’empilent les piles de livres à lire, au point où, parfois, voir souvent, les nouveautés qui nous semblaient d’hier s’avèrent avoir pris quelques mois, sinon quelques années.

Ainsi, finalement, j’ai mis le nez dans les pages du premier roman de l’autrice Karina Yan Glaser, « The Vanderbeekers of 141st Street« .

L’incroyable charme des personnages, la simplicité des mots, la précision des brèves descriptions, entre autre de la maison des Vanderbeekers, un personnage en soi, tout fonctionne à merveille et, sans presque s’en apercevoir, nous voilà embarquer dans une histoire hyper attachante, intrigante, émouvante.

Chaque membre de la famille Vanderbeekers possède ce petit je-ne-sais-quoi de magnifique, d’unique, d’original. L’histoire se déroule à travers le point de vue de chacun des enfants, parfois à travers celui des adultes qui les entoure.

C’est tout simplement irrésistible, et si on doit refermer le roman après un chapitre parce qu’il y a le boulot qui attend, les tâches qui s’accumulent, on le fait avec un profond soupir de regret!

Très, très hâte de plonger dans les six autres aventures de la famille Vanderbeekers.

Bonne lecture, merci d’avoir pris le temps de lire. À bientôt!