Au service surnaturel de sa Majesté

Au service surnaturel de sa Majesté est un roman tout « marvelien » où l’on a plaisir à suivre les tribulations de personnages bien particuliers…

Une femme se réveille dans un parc. Elle ignore qui elle est, ce qu’elle fait là en pleine nuit sous la pluie, qui plus est entourée de cadavres portant des gants en latex.

Voilà l’entrée en matière de ce roman inclassable, un pied dans la fantasy, un pied dans le roman d’espionnage et un sourire à chaque chapitre. Si les personnages naviguent entre le convenu propre aux X-Mens et autres personnages « marveliens » (hou, je l’ai fait, j’ai mis Marvel au goût des mes anciens universitaires), l’auteur se joue de ces conventions et parvient à nous captiver.

Quel bon moment que ce roman, qu’on ne relit pas mais qu’on aura plaisir à partager. Disponible dans une bibliothèque près de chez vous ou encore chez votre libraire indépendant préféré, Au service surnaturel de sa Majesté est un petit plaisir pas coupable du tout à savourer sans culpabilité.

Est-ce que ça sent la suite? Oui et non. Une fois le charme de la découverte passé, on a dû mal à imaginer une histoire qui n’irait pas piger allègrement dans tous les clichés du genre, ce qui a été évité avec un certain talent ici.

Mais c’est sans compter l’appétit vorace des maisons d’éditions de par le monde….

Mais toujours est-il que toutefois donc, d’abord et avant tout, la beauté de roman enjoué et haletant, c’est qu’il réussi à nous faire passer un bon moment en toute simplicité!

La vie devant soi

Si l’angoisse du je-ne-sais-plus-quoi-lire vous saisit au détour d’un jour de vacances sous le soleil ou sous la pluie, il est bon de savoir que Romain Gary (Émile Ajar) a vécu et a écrit des romans.

Dans La vie devant soi, publié cinq avant que l’auteur ne s’enlève la vie, on regarde le monde à travers les yeux de Momo, un fils de pute. C’est les rues de Paris que l’on parcoure, ce sont les immigrés, les pas comme tout le monde que l’on rencontre. Le beau dans ce qu’on a l’habitude de condamner, même pas comme étant laid, mais comme étant à répudier, voire ignorer.

Surtout, on partage les vieux jours de Madame Rosa dans cet appart du sixième étage où d’autres fils de pute se retrouvent, placés là par « des femmes qui se défendent » et qui n’ont pas le droit d’être mère en vertu des bonnes mœurs…

À la recherche d’un qualificatif pour décrire ce roman, je reste coite. Tout me semble mièvre tant ce roman s’insinue en vous dès les premiers mots.

Il ne reste qu’à le lire, ce La vie devant soi, demain ou dans dix ans, quand on est prêt à prendre un dimanche pour lire tranquillement. C’est un roman comme aucun autre, un personnage comme je n’en avais jamais au grand jamais rencontré auparavant.

On en a fait des films, des pièces de théâtre, des bandes dessinées, on a tout fait avec ce roman comme aucun autre, que je recommande en format original.

 

De méduses et de princesses

Dans un endroit bien particulier, des jeunes femmes bien particulières vivent une vie paisible bien particulière.

La plus jeune est une passionnée des méduses. Une geek des méduses. Une otaku des méduses. C’est tout ce que cette jeune femme qui veut être illustratrice professionnelle dessine, pour dire la vérité: des méduses.

Un soir qu’elle déprime, elle rend visite à une méduse de sa connaissance, qui vit dans l’aquarium de l’animalerie du coin. Malheur, sa méduse cohabite avec une créature qui finira par la tuer. Elle prend en main tout son courage d’otaku, ce qui est beaucoup dire, et tente de sauver la méduse. Mais c’est l’intervention d’une princesse qui décidera du sort de la méduse, et de celui de Tsukimi par la même occasion.

Ce qu’il faut savoir sur cette série de manga (plutôt récente, je triche un peu et je ne m’excuse même pas!): kawaiiiiiiiiiiii ! C’est tellement adorable, et follement amusant.

Pour le plaisir de lire tout le charme des expressions japonaises, comme -chan -kun -dômo, je recommande la version anglaise (une fois n’est pas coutume) Dès que Delcourt et les éditeurs français se décideront à adopter les appellations japonaises, qui ont beaucoup d’impact sur la relation entre les personnages, alors hop, pas de problème.

Ceci dit, précipitez-vous sans tarder chez votre libraire indépendant anglophone préféré! Tout le monde a le droit de lire ce manga, mais on appréciera  beaucoup plus  les gags si on a 16 ans et plus.