Fangirl

C’est un réel plaisir de suivre les personnages au quotidien et surtout, dans leurs et ceterasss… !

Les rites des étudiants états-uniens m’ont toujours fasciné. Il y a le bal de ceci, le bal de cela. La pression sociale d’avoir accompli ceci ou cela avant le fameux collège, que l’on a choisi pour s’éloigner le plus possible de la maison, des gens qu’on connaît.

Le nombre de films, de romans, de séries télé sur les années de collège de la jeunesse américaine est étourdissant.

Bonheur, Fangirl est une histoire de collège qui s’éloigne des clichés. Oui que oh oui, oui, oui, c’est possible !

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Romans d’été pour romantiques

Ceci dit, non seulement ais-je lu les deux premiers tomes, MAIS je suis allée chercher le troisième tome à la bibliothèque. Volontairement.

Finalement, j’ai entamé la pile des livres non lus. Certains de ces romans patientent depuis l’époque où j’étais libraire, voilà plusieurs années maintenant.

Avec les beaux jours qui se suivent et se réchauffent, j’ai préféré les titres légers à ceux qui me promettaient larmes. Il y a des journées brillantes de soleil comme ça, sur lesquelles on ne veut surtout pas pleurer.

C’est ainsi, par curiosité, que je me suis mise à lire une trilogie de romans romancée à souhait. Précision: je me suis mise à sauter des chapitres, à lire des pages en diagonale, à poser le livre et me plaindre à voix haute du nombre de clichés.

Ceci dit, non seulement ais-je lu L’été ou je suis devenue jolie et L’été où je t’ai retrouvé, de l’auteure américaine Jenny Han, MAIS je suis allée chercher le troisième tome à la bibliothèque. Volontairement.

Je voulais connaitre la fin. Et vite !

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Un roman-savon

Miss Bigoudis a l’excellente idée de perdre connaissance. Joe, sur sa chaise, vient de passer du gris tourtière au gris charbon. L’Italienne est déjà à genoux face à une sécheuse, agitée de tremblements. Reste le macho et moi. Des feux rouges et bleus se mettent à tournoyer dans la fenêtre givrée. L’horreur de la situation m’apparaît enfin. Il est huit heures du soir, il fait noir. Nous sommes pris en otage dans une buanderette. Faut l’faire ! 

Il y a un peu moins d’une décennie, au détour d’un après-midi d’ennui à la librairie (oui, il est possible de s’ennuyer dans une librairie, mais seulement lorsqu’on y est obligé de faire le ménage), voilà que ce roman me saute aux yeux.

Sa pauvre couverture avait jaunie, oublié qu’il était dans une section qui n’était pas la sienne. Ce n’est pas la foudre, mais des extraits lus par-ci par-là qui assénèrent le coup. Exemple:

Miss Bigoudis a l’excellente idée de perdre connaissance. Joe, sur sa chaise, vient de passer du gris tourtière au gris charbon. L’Italienne est déjà à genoux face à une sécheuse, agitée de tremblements. Reste le macho et moi. Des feux rouges et bleus se mettent à tournoyer dans la fenêtre givrée. L’horreur de la situation m’apparaît enfin. Il est huit heures du soir, il fait noir. Nous sommes pris en otage dans une buanderette. Faut l’faire !

En retrouvant ce roman durant un récent (et sinon ultime, du moins pas loin s’en faut), j’ai trouvé qu’il faisait bon de renouer avec un regard d’avant, avant que les prises d’otages et les tueries de masse ne deviennent nouvelles courantes, perturbantes, malheureusement inlassables.

Roman-savon

Fiona a dix-sept. Elle est de corvée de lavage chaque semaine. Ainsi, elle traîne ses baskets et son sac de linge sale à la buanderie du coin, peuplée d’une faune dont elle se tient loin. Jusqu’à ce que l’improbable se produise.

Un vrai de vrai bon roman pour adolescents, publié en 2006 par Soulières éditeur.Un roman qui joue avec les clichés et s’amuse ferme à nous changer les idées, dans tous les sens du terme.

On déboulonne les préjugés, un cycle de lavage à la fois dans ce roman-savon parfait pour les soirées mélancoliques. D’autant qu’en trame de fond, on se régale d’une jolie histoire d’amour qui a tout du… roman-savon !