Miss Pissenlit

Quand Manouane travaille sur son encyclopédie du pissenlit, plus rien n’existe. Sa colère, sa honte, sa solitude s’envolent comme des aigrettes soufflées par le vent d’été.

C’est au cours d’une énième promenade-avec-poussette sous le ciel maussade de la grosse ville que je rêve éveillée de quitter que l’ai vu: un petit pissenlit blottit contre un mur de brique.

Recroquevillé, la fleur mal-aimée de trop jardiniers attendait un rayon de soleil propice, l’air un brin solitaire. J’ai songé du coup au chouette personnage principal de Miss Pissenlit, un roman que je me promettais de relire depuis un moment. On y retrouve, en autre chose, une liste fort exhaustive de tout ce qu’il est possible de faire avec le pissenlit !

Au-delà de cela, il y a l’héroïne attachante qui se passionne pour cette plante.

Quand Manouane travaille sur son encyclopédie du pissenlit, plus rien n’existe. Sa colère, sa honte, sa solitude s’envolent comme des aigrettes.
Dès les premières pages, on tombe sous le charme de l’adolescente unique. Une adolescente qui décide de se venger des brimades quotidiennes à grands coups de graffiti. Une adolescente qui décide de croire en l’amitié et peut-être même, de se laisser aller à tomber amoureuse…

Andrée Poulin, auteure de plusieurs romans et d’albums destinés à un public jeunesse, signe ici un roman brillant, riche, qui parvient à ne jamais verser dans le cliché sans pour autant sortir des sentiers battus. Un exploit rendu possible grâce à son superbe talent de conteuse.

Des lecteurs de 10 ans et plus passeront un excellent moment dans l’univers de Manouane. Publié en 2010 par les Éditions Québec-Amérique, Miss Pissenlit est disponible sur commande en librairie et en tout temps à votre bibliothèque de quartier. Si ce n’est pas le cas, demandez aux bibliothécaires d’en faire l’acquisition, ce roman manque à leur collection !

Bonne lecture !

24 filles en 7 jours

24 filles en 7 jours est bien écrit et amusant, ce qui sauve la mise d’une histoire autrement légère, facile à oublier, mais avec laquel on passe un bon moment.

Ah, le bal des Finissants !

On n’a pas écrit 1000 épisodes télé, 100 films et des dizaines de romans, que dis-je, de livres, sur la question sans raison.

Du côté du Québec, c’est un moment phare du cursus scolaire. Un rite de passage, diront même certains.

Qu’on soit du côté des  »pfff, pas de temps à perdre » ou du côté des  »j’ai pas trouvé quoi mettre encore, aaahhh », c’est un incontournable, un inévitable évènement.

Et si on veut en rire un peu, ou encore se calmer la nervosité, voici une lecture d’été parfaite!

24 filles et 1 garçon

Jack, lui, il veut se rendre au bal. Il est mignon, brillant, sportif. Bref, il a tout pour lui. Sauf qu’il est si timide qu’il n’a jamais même embrassé une fille. Ses meilleurs amis décident de prendre les choses en main.

Conséquence: Jack a 7 jours pour choisir entre 24 candidates.

C’est une série d’aventures loufoques que dépeint l’auteur Alex Bradley, qui a autrement peu écrit pour la jeunesse. 24 filles en 7 jours est bien écrit et amusant, ce qui sauve la mise d’une histoire autrement légère facile à oublier, mais avec laquelle on passe un bon moment.

De la légèreté

Le printemps en est à quelque jour de se métamorphoser en été. À cette époque de l’année, je ne sais pas pour vous, mais je suis davantage portée vers  »Une nuit à New-York » de Rachel Cohn et David Leviathan, plutôt que vers un énième titre merveilleux, mais brise-coeur, de John Green.

De même, les méandres glacés des polars scandinaves et les conspirations fin du mondiste me laissent indifférente.

C’est pourquoi je vais m’installer sous un arbre, près du fleuve, et que je vais relire les quatre tomes de  »L’odyssée Danemark », de Diana Wynne Jones, certainement. Ou je vais lire en anglais, pour la première fois, un roman que j’ai lu en français des dizaines de fois,  »Le Seigneur des Anneaux ».

Chose certaine, je vais profiter des beaux jours ! À bientôt !

Les orangers de Versailles

Ce roman-là m’a été suggéré, à l’époque où j’étais libraire jeunesse aguerrie, par une jeune lectrice de 10 ans.

Elle n’en revenait tout simplement pas qu’une libraire jeunesse n’aie jamais lu Les orangers de Versailles !

Bien sûr, mais un libraire jeunesse passionné ne peut pas tout lire. N’empêche, le soir même, je parcourais avec la fille du jardinier les méandres secrets du Château de Versailles. Car il y a un mystère au Château, que la jeune Marion est bientôt chargée d’élucider…

Les orangers de Versailles

Au coeur du roman, il y a l’enquête d’une jeune fille au don singulier. Tout cela sur un fond historique tangible, joliment romancé.

L’auteure Annie Pietri est une véritable passionnée d’Histoire, et ses romans sont empreints par cette passion. Le lecteur ne se sent jamais perdu dans le fil des évènements, d’autant que l’action et le mystère l’emporte sur l’aspect purement historique du récit.

Mieux encore, les détails choisis nous donne l’impression de côtoyer les personnages du passé, sans jamais alourdir ni le texte ni l’action. On a l’impression de partager le quotidien du Roi-Soleil et des autres personnages marquants, ce qui ajoute au charme du roman.

Ce roman d’aventure pour le moins singulier est simple, très bien écrit, à la fois lyrique et facile à aborder.

Les autres aventures de Marion

Une fois qu’on a la piqûre du mystère résolu, difficile de s’arrêter!

Dans  »Parfum de meurtre », une Marion qui a maintenant 18 ans bien sonné, est mêlée à une histoire étranger qu’elle sera la seule à pouvoir résoudre.

Cette série compte un troisième tome, à la trame complètement différente. Une jeune fille de notre époque découvre, dans les jardins du Château dévastés par une tempête, le journal intime de Marion, qui relate une nouvelle aventure.

Disponible à la bibliothèque, mais aussi à votre librairie indépendante préférée (les livres sont Beaux, vraiment Beaux!). Bonne lecture!