37,2 le matin

 

Un ami m’a prêté ce livre, il y a près de 15 ans maintenant. Le livre est encore dans ma bibliothèque et mon ami ne semble pas m’en tenir rigueur.

C’était l’été, de ces étés avant Twitter et Facebook et WordPress. Quand lire captivait mes heures de loisirs, parfois même mes heures de travail (chut, c’est un secret…). Et cette histoire d’amour fou, cette histoire de folie, cette course folle vers ce quelque chose qui n’existe pas ne s’est pas évanoui avec le temps. Les personnages, cette Betty torturée, et son amour d’écrivain qui se torture pour elle.

L’auteur lui-même a une gueule de martyr urbain, le cynisme cachant la douleur de côtoyer cette époque. Philipe Djian a maintenant plus d’une trentaine de romans derrière la cravate. 37’2 le matin est son quatrième roman, publié en 1986.

Un classique.

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Dans cette histoire, la Terre a été détruite par une guerre sans précédent. Sur une autre planète, les hommes bâtissent une société où toute violence est interdite. La condition sociale, les conflits, tout transige et se décide par l’intermédiaire d’un jeu video, Epic.

 

Ce roman unique en son genre tangue sur les eaux de la fantasy, du jeu vidéo, de la science-fiction et du roman policier !

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Dans cette histoire, la Terre a été détruite par une guerre sans précédent. Sur une autre planète, les hommes bâtissent une société où toute violence est interdite. La condition sociale, les conflits, tout transige et se décide par l’intermédiaire d’un jeu video, Epic. Un jeune garçon décide de créer un personnage suite à un conflit qui déchire sa famille et son village. À travers ce personnage, le jeune garçon, Érik, va découvrir que le jeu cache bien des secrets…

Comment décrire cette étrange créature romanesque, sinon par:  histoire captivante, personnages bien campés, brèves mais superbes descriptions et un suspens ficelé avec art par Conor Kotsick, qui a écrit une suite. Suite en deux tomes qu’on est pas obligé de lire, le premier roman se suffisant à lui-même.

 

La guerre qui frémit

 

Le roman que je commence à lire, tout le monde l’a lu. La voleuse de livres. Pour mon neveu, ce sera un film et peut-être jamais un roman, qui sait si j’arriverai jamais à le convaincre de lire cette fabuleuse histoire.

Puisque que tout le monde l’a lu, je n’en parlerai pas. Ce sont les souvenirs tissant le fil de ce roman qui me serviront de prétexte pour ces quelques mots.

La guerre frémit, depuis longtemps, dans les journaux et à la fin du téléjournal. Un décompte quotidien, morbide certes, mais décliné par habitude, sans qu’on y songe plus que le bout de son nez. Et sous ce soleil splendide de juillet, sur les rives de Verdun-sur-mer, où les verdunois de souches et les gentrifiés de condos se côtoient en se méprisant de loin, poliment, tous ces terribles conflits perdent de leurs horreurs. Dilués par la distance, le Dollorama où la file d’attente s’allonge éternellement, la paisible terrasse du Benelux et le trafic sur la Well, cet avion abattu, cet adolescent brûlé vif, cette femme violée condamnée à mort pour adultère, ces filles kidnappées offensent la Planète Internet pendant quelques clics, puis disparaissent.

Ce sont leurs conflits, pas les nôtres. Mais face aux nouvelles politiques canadiennes envers les immigrants et les réfugiés, je m’indigne et désespère un brin. Face aux gens capables de faire abattre un avion pour alimenter la guerre en gestation. Face à l’impuissance, je plonge dans ce roman qui marche dans les pas de ceux qui ont subit la guerre. Et je frémis…

La voleuse de livres

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