Émile est invisible

Émile, c’est quelqu’un.
Et si Émile décide qu’aujourd’hui, il est invisible, eh ben voilà, il est invisible, un point c’est tout, même si cela nécessite un peu d’imagination pour convaincre sa maman…

Publié aux éditions Gallimard, une de mes maisons d’éditions favorires, qui a su se renouvelé et qui continue à découvrir de merveilleux auteurs.

Un album vraiment adorable, charmant, amusant, nous a vraiment fait rire avec les copines libraires jeunesse, à l’époque où j’étais encore une libraire jeunesse.
Encore aujourd’huit, cet album bref est mon cadeau préféré à offrir pour les petits et leurs parents.

Mais voilà, je dois déjà conclure cette critique littéraire.

Émile a décidé qu’il était invisible, alors…

Miss Charity

Un de mes romans préférés, la biographie romancée de la grande Beatrix Potter par une auteure au talent incroyable, dont je lirai un jour tous les romans, juste pour ses mots et l’émerveillement qui les habitent.

Je pourrais en dire plus, résumer l’histoire et vous parlez du nombre de pages, des illustrations tout en finesse, de la douceur qui émane de chaque chapitre.

Mais je dirai ceci: c’est dimanche et je vous souhaite une tempête de neige ou une lourde pluie ou les couleurs de l’automne sous un ciel gris, une tasse de thé fumant, vos biscuits préférés et ce roman.

À savourer lentement…

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Un roman-savon

Miss Bigoudis a l’excellente idée de perdre connaissance. Joe, sur sa chaise, vient de passer du gris tourtière au gris charbon. L’Italienne est déjà à genoux face à une sécheuse, agitée de tremblements. Reste le macho et moi. Des feux rouges et bleus se mettent à tournoyer dans la fenêtre givrée. L’horreur de la situation m’apparaît enfin. Il est huit heures du soir, il fait noir. Nous sommes pris en otage dans une buanderette. Faut l’faire ! 

Il y a un peu moins d’une décennie, au détour d’un après-midi d’ennui à la librairie (oui, il est possible de s’ennuyer dans une librairie, mais seulement lorsqu’on y est obligé de faire le ménage), voilà que ce roman me saute aux yeux.

Sa pauvre couverture avait jaunie, oublié qu’il était dans une section qui n’était pas la sienne. Ce n’est pas la foudre, mais des extraits lus par-ci par-là qui assénèrent le coup. Exemple:

Miss Bigoudis a l’excellente idée de perdre connaissance. Joe, sur sa chaise, vient de passer du gris tourtière au gris charbon. L’Italienne est déjà à genoux face à une sécheuse, agitée de tremblements. Reste le macho et moi. Des feux rouges et bleus se mettent à tournoyer dans la fenêtre givrée. L’horreur de la situation m’apparaît enfin. Il est huit heures du soir, il fait noir. Nous sommes pris en otage dans une buanderette. Faut l’faire !

En retrouvant ce roman durant un récent (et sinon ultime, du moins pas loin s’en faut), j’ai trouvé qu’il faisait bon de renouer avec un regard d’avant, avant que les prises d’otages et les tueries de masse ne deviennent nouvelles courantes, perturbantes, malheureusement inlassables.

Roman-savon

Fiona a dix-sept. Elle est de corvée de lavage chaque semaine. Ainsi, elle traîne ses baskets et son sac de linge sale à la buanderie du coin, peuplée d’une faune dont elle se tient loin. Jusqu’à ce que l’improbable se produise.

Un vrai de vrai bon roman pour adolescents, publié en 2006 par Soulières éditeur.Un roman qui joue avec les clichés et s’amuse ferme à nous changer les idées, dans tous les sens du terme.

On déboulonne les préjugés, un cycle de lavage à la fois dans ce roman-savon parfait pour les soirées mélancoliques. D’autant qu’en trame de fond, on se régale d’une jolie histoire d’amour qui a tout du… roman-savon !