La reine du fleuve

 

 La reine du fleuve est une jeune fille, Maia; une orpheline londonienne qui doit aller vivre chez des parents éloignés, au Brésil. Ces derniers, des gens malintentionnés qui en ont uniquement après son héritage, habitent près du Manaus, en Amazonie. Heureusement qu’elle a un goût pour l’aventure, car en compagnie de sa gouvernante, d’un apprenti acteur et du fils d’un botaniste reconnu, c’est ce qui l’attend !

Jamais un roman de la merveilleuse Eva Ibbotson ne m’a déçue jusqu’ici. Elle a ce talent incroyable de faire vivre aux lecteurs des aventures palpitantes sans tomber dans le mélodramatique ou pire, la surenchère. Et encore plus impressionnant, de nous ouvrir les yeux, l’esprit, le gros bon sens sur des réalités qui nous resteraient autrement étrangères. La digne héritière de Frances H. Burnett!

Je recommande aussi fortement Recherche sorcière désespérément, un titre moins connu mais jubilatoire!

Un été sans les hommes

 

La femme. L’homme. Et leurs infinis variations, tribulations, circonvolutions. Dans ce roman, il est question de Madame.

Un roman qui regarde à travers les yeux d’une femme qui décide de se réfugier, le temps d’un contrat d’enseignement d’un été, loin de la liaison que son mari entretient avec une femme plus jeune qu’elle. Elle se retrouve dans la tranquille campagne du Minnesota auprès de sa mère et d’un cercle de pétillantes veuves octogénaires.

Ce roman, c’est lire la femme à tous les âges de la vie, chaque étape cruciale, chaque moment difficile et chaque petit rien qui forme le quotidien au-delà de toutes ces croisées de chemin.

Une histoire sereine par une excellente écrivain, Siri Hustvedt. Un archipel d’humains qui affrontent leur fragilité avec toute la force qu’ils possèdent, ou ignoraient qu’ils possédaient.

Pour être claire: c’est illuminant, émouvant et amusant! Incontournable, à mon humble avis.

Le livre que tout le monde a lu – 1

Tout le monde l’a lu. À mon époque libraire fauchée, je l’ai recommandé, trois fois plutôt qu’une. La voleuse de livres, un roman dont le film vous dit quelque chose, sans doute…

Des lampes douces pour des voyages insoupçonnés
Des lampes douces pour des voyages insoupçonnés

Tout le monde l’a lu. À mon époque libraire fauchée, je l’ai recommandé, trois fois plutôt qu’une. La voleuse de livres, un roman dont le film vous dit quelque chose…

Il m’a attendu trois ou quatre ans, dans la pile des romans réservés à la librairie, puis dans la pile des « à lire » avant, enfin, la table de chevet. Un roman hors du commun, en paragraphes courts, en intertexte et en fréquents commentaires du narrateur principal, la Mort elle-même, qui s’est laissée aller à la curiosité face à une gamine qu’elle surnomma La voleuse de livres.

Une enfant abandonnée par sa mère, qui vit au sein d’une famille pauvre dans l’Allemagne nazie, et qui a pour les livres une fascination dévorante… voire dangereuse. C’est son destin, celui de son ami Rudy, son secret et sa force que la Mort raconte, d’accroches en suspens.

Bien que cette approche, je dois l’admettre, m’agace un brin, elle fonctionne à merveille et permets aux personnages de se développer au-delà du décor tragique que constitue l’Allemagne nazie. Un roman à mettre dans toutes les mains de 12 ans et plus.