Le château de Hurle

…ce magnifique monde imaginaire qui illumine les soirées froides, celles où l’amoureux ronfle, quand le jour est loin…

Je relis ce roman chaque année. 

Retrouver Sophie, Hurle et Calcifer me comble de bonheur à chaque relecture. Je ne me sens jamais coupable de passer encore une fois quelques heures avec ces excellents compagnons, dans ce magnifique monde imaginaire qui illumine les soirées froides, celles où l’amoureux ronfle, quand le jour est loin… Du moins, en avais-je l’habitude avant la naissance de ma fille. Chose certaine, je partagerai désormais cette histoire avec elle. 

Le château de Hurle

C’est un roman d’aventure, c’est une histoire d’amour, c’est une fenêtre ouverte sur une vérité parfois difficile à accepter: parfois, nous sommes notre pire ennemi. Beaucoup d’imagination au coeur de ce roman, ainsi qu’une grande dose d’intelligence. Une histoire racontée avec beaucoup de simplicité et de concision. 

Le château de Hurle a été écrit par Diana Wynne Jones, une auteure que j’admire beaucoup, et publié en 1986. En français, il n’est disponible que dans les librairies usagées, peut-être à  la bibliothèque si vous avez de la chance.

On retrouve les autres romans de l’auteure aux éditions Folio Gallimard et aux éditions J’ai lu.

Dans un monde où les capes d’invisibilité et les bottes de sept lieues sont aussi communes qu’une file d’attente au supermarché le 31 décembre à 15h00, vit Sophie Chapelier. Son plus grand malheur: être l’aînée de trois sœurs, donc destinée à échouer tout ce qu’elle entreprend. Mais après s’être attirée les foudres de la Sorcière du désert, Sophie décide d’aller demander l’aide du terrible magicien qui vit dans le château ambulant, Hurle.

miyazaki howl

L’adaptation de Miyazaki Jones est superbe, quoique très différente du roman. Image tirée du film Howl’s moving castle.

Miss Charity

Un de mes romans préférés, la biographie romancée de la grande Beatrix Potter par une auteure au talent incroyable, dont je lirai un jour tous les romans, juste pour ses mots et l’émerveillement qui les habitent.

Je pourrais en dire plus, résumer l’histoire et vous parlez du nombre de pages, des illustrations tout en finesse, de la douceur qui émane de chaque chapitre.

Mais je dirai ceci: c’est dimanche et je vous souhaite une tempête de neige ou une lourde pluie ou les couleurs de l’automne sous un ciel gris, une tasse de thé fumant, vos biscuits préférés et ce roman.

À savourer lentement…

image

Un roman-savon

Miss Bigoudis a l’excellente idée de perdre connaissance. Joe, sur sa chaise, vient de passer du gris tourtière au gris charbon. L’Italienne est déjà à genoux face à une sécheuse, agitée de tremblements. Reste le macho et moi. Des feux rouges et bleus se mettent à tournoyer dans la fenêtre givrée. L’horreur de la situation m’apparaît enfin. Il est huit heures du soir, il fait noir. Nous sommes pris en otage dans une buanderette. Faut l’faire ! 

Il y a un peu moins d’une décennie, au détour d’un après-midi d’ennui à la librairie (oui, il est possible de s’ennuyer dans une librairie, mais seulement lorsqu’on y est obligé de faire le ménage), voilà que ce roman me saute aux yeux.

Sa pauvre couverture avait jaunie, oublié qu’il était dans une section qui n’était pas la sienne. Ce n’est pas la foudre, mais des extraits lus par-ci par-là qui assénèrent le coup. Exemple:

Miss Bigoudis a l’excellente idée de perdre connaissance. Joe, sur sa chaise, vient de passer du gris tourtière au gris charbon. L’Italienne est déjà à genoux face à une sécheuse, agitée de tremblements. Reste le macho et moi. Des feux rouges et bleus se mettent à tournoyer dans la fenêtre givrée. L’horreur de la situation m’apparaît enfin. Il est huit heures du soir, il fait noir. Nous sommes pris en otage dans une buanderette. Faut l’faire !

En retrouvant ce roman durant un récent (et sinon ultime, du moins pas loin s’en faut), j’ai trouvé qu’il faisait bon de renouer avec un regard d’avant, avant que les prises d’otages et les tueries de masse ne deviennent nouvelles courantes, perturbantes, malheureusement inlassables.

Roman-savon

Fiona a dix-sept. Elle est de corvée de lavage chaque semaine. Ainsi, elle traîne ses baskets et son sac de linge sale à la buanderie du coin, peuplée d’une faune dont elle se tient loin. Jusqu’à ce que l’improbable se produise.

Un vrai de vrai bon roman pour adolescents, publié en 2006 par Soulières éditeur.Un roman qui joue avec les clichés et s’amuse ferme à nous changer les idées, dans tous les sens du terme.

On déboulonne les préjugés, un cycle de lavage à la fois dans ce roman-savon parfait pour les soirées mélancoliques. D’autant qu’en trame de fond, on se régale d’une jolie histoire d’amour qui a tout du… roman-savon !