« Nos cris », par Kern Carter

Sans le très intriguant compte-rendu d’une collègue libraire qui lit de tous les genres littéraires destinés aux enfants, aux adolescents et aux jeunes adultes, ce merveilleux serait resté sur la tablette.

La couverture attire la curiosité, sans plus. L’histoire proposée a quelque chose de déjà lu. J’avais haussé les épaules, dubitatives.

« Mais la force de l’amitié entre les personnages est incroyable », insistait la collègue libraire.

Advienne que pourra, j’ai décidé de plonger dans le roman « Nos cris », écrit par Kern Carter et traduit par Benoit Laflamme pour les éditions Boréal. Et c’était une excellente décision!

Deux meilleures amies, Candace et Ever, avec l’aide du frère d’Ever, Jericho, fondent un groupe de soutien pour s’aider à traverser les épreuves, les coups de vie dévastateurs comme les moments de vie grandioses.
Oui, ces ados vivent dans des décors de rêve, ils ont accès à tout ce qu’ils désirent, et Chef ou Nanny se chargent de préparer leur repas.

Mais.

Accompagner ces personnages à travers les épreuves qu’ils traversent, c’est comme éprouver,
ou peut-être comprendre à nouveau
ce qu’on ressent quand on est adolescents,
quand les moments difficiles, intolérables, insurmontables s’accumulent, ou refusent de disparaitre,
quand on arrive au point de bascule vers le monde parfois honni des adultes.

C’est aussi partager les premiers émois, ceux qui bouleversent le corps comme le coeur. L’âme un peu aussi.

Un excellent roman qui laisse de côté les tabous et va droit au coeur, pour un lectorat de 14 ans et plus prêt à vivre des émotions fortes, et prêt à être incapable de refermer le livre avant la fin!

Bonne lecture!!

« La quête T.1: La dame du lac perdu » écrit par Frédéric Maupomé, illustré par Wauter Mannaert

L’hésitation venait avec cette idée plutôt vrai que tout et son contraire a été re-dit, ré-écrit, ré-imaginé sur le cycle arthurien.

On a produit une excellente série télé, de fabuleux romans, nombre de bandes dessinées.

Hors voilà, voilà, un chevalier à mobylette, eh bien, j’en avais jamais remarqué auparavant!

J’adore l’entrée en matière, où on rencontre un « chevalier », un ado paumé qui, pour faire plaisir à son grand-père, poursuit la quête de la bête fantastique, une tradition qui remonte à quelques temps avant la fondation de la table ronde par un certain roi de légende de notre connaissance.

Pelli se rend en bus jusqu’au lac de la dame, afin de lui demander son aide pour débuter sa quête.

Du lac, il ne reste qu’un étang boueux si pollué que la dame du lac habite à côté.

Le ton est donné pour une aventure bien ficelée, bien pensée, absolument captivante.

Et les auteurs nous offre en prime une fin parfaite pour donner envie de poursuivre l’aventure avec le tome 2, que j’attends avec beaucoup d’impatience!

« La Charmante Librairie des flots tranquilles » de Jenny Colgan

Si le titre d’un roman inclus les mots « librairie » ou « bibliothèque », je m’empresse de dévorer le quatrième de couverture, quand je ne me contente pas de simplement ajouter le livre dans la pile des livres à lire!

Il m’a suffit de lire le titre du roman de la populaire autrice Jenny Colgan pour mettre la main dessus, convaincue que j’allais adoré. Comment résister à « La Charmante librairie des flots tranquilles ».

Les premiers chapitres, cependant, ont refroidis mes ardeurs, et il a fallut une bonne centaine de pages avant que la magie des mots opèrent.

Et quel bonheur d’avoir suivi Zoe, une mère célibataire au bord du gouffre personnel et financier, alors qu’elle s’installe dans une maison sinistre avec vue imprenable sur le fameux Loch Ness.

Maison habitée par un étrange lord célibataire, père de trois enfants atypiques.

Nanny matin et soir, Zoe apprendra le métier de librairie-mobile pendant la journée. À bord d’un van jaune, elle parcourt la région à la recherche de clients.

Quelle jolie histoire, lente à se déployer, mais impossible à quitter.

J’ai d’ailleurs refermé ce roman saupoudré d’une touche de romance à regrets, et j’ai déjà ajouté quelques titres de l’autrice à ma pile-à-lire, comme le premier tome de cette série cachée, « La charmante librairie des jours heureux ».