Jeunauteur

Dix ans que la BD de Stéphane Dompierre et Pascal Girard a trouvé un coin sur les tablettes des librairies. Un long moment depuis que j’ai écrit ce bout d’article à propos de ce charmant personnage d’écrivain aux prises avec la vie… d’écrivain.

Les critiques ont été dithyrambiques, autant pour le premier que le second tome. Ajouter mon grain de sel à cette pléthore de compliments m’apparait un brin futile, mais je vais tout de même sévir : j’adore cette B.D., pour la simplicité très efficace du dessin de Pascal Girard autant que pour l’humour comme toujours savoureux de Stéphane Dompierre.

Jeunauteurs, tomes 1 et 2, publiés respectivement par Québec-Amérique en 2008 et 2010, c’est un cadeau à se faire et à offrir à ceux qu’on aime. Inutile de dire que ces BD n’ont pas pris ne serait-ce qu’une ridule.

Longtemps cette BD petit format est restée sur la table à café, où les copains-copines l’ont feuilleté, toujours avec le sourire en coin, en attendant la prochaine bière ou parce que la conversation a pris une tangente moins intéressante.

Désormais installée dans la bibliothèque, loin des mains curieuses de ma petite amoureuse des livres (chiffonnée les pages, c’est son dada du moment), je reviens à Jeunauteur quand j’ai besoin de me sortir la bonne humeur d’une de ses cachettes préférées, six pieds sous l’actualité du jour ou terrassée par une énième lettre de refus.

À lire et relire, impossible de se lasser !

 

jeuneauteur

Mordillo

 

Les moins de vingt ans peuvent connaître, mais le doute m’étreins. Dans ce bon petit pays du Québec qui ne veut pas devenir, l’argentin Guillermo Mordillo, de son nom d’artiste, est plutôt méconnu.

Hormis les fanas de télé, qui se souviendront des capsules animées que diffusaient Télé-Québec, il reste peu d’irréductibles qui connaissent les personnages iconiques de ce géant de la BD.

J’ai retrouvé mes albums de Mordillo en vidant les boites et les boites de livres. Que ça faisait trop de longtemps que je m’étais privée de ces gros petits personnages à gros nez, qui parlent, dénoncent, soulignent nos étranges humaneries sans dire un mot, une bénédiction par les temps bruyants qui courent.

Prenez le temps de vous faire plaisir !

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La mécanique du coeur

 

La nuit la plus froide du monde, c’était en 1874, à Édimbourg.

Jack est né cette nuit-là. Son cœur gelé s’est aussitôt brisé. Pour le sauver, la sage-femme qui l’a mis au monde remplace son cœur par une horloge. C’est un mécanisme fragile que les émotions peuvent déglinguer pour de bon.

Pour ses 10 ans, il reçoit l’autorisation d’enfin aller en ville. Et il rencontre une chanteuse de rue. Et le tic et le tac de son cœur de bois est bouleversé…

Tout joli, ce petit roman sympathique en forme de conte de fée mécanique, apparemment écrit par un chanteur populaire, Mathias Malzieu.

Prescription pour les rêveurs, surtout quand leurs temps sont durs…

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