Unique

Le droit d’être soi-même.

Le roman Unique se situe dans une réalité qui précède la nôtre, de quelques années à peine, explore ce droit fondamental.

Dominic, 15 ans, se sent vraiment bien seulement chez son grand-père, qui devient lentement maboul. Un jour, il découvre dans le grenier de la maison du vieil homme un album photos. L’album contient des photos de ce qui ne peut être que son frère, son sosie, son parfait sosie. Pourquoi personne ne lui a jamais parlé de son propre frère qui lui ressemble tant?

La recherche de la vérité va bouleverser son univers.

Roman Unique !

La force de ce roman, c’est la facilité avec laquelle l’auteure nous plonge dans l’action. On sympathise aussitôt avec le personnage principal et à sa quête identitaire. Après tout, nous nous sommes tous posés cette question universelle, à un moment ou à un autre.

Grâce à une écriture simple, fluide, qui nous entraine de surprises en découvertes sans qu’on le remarque, ou presque, le roman de Alison Allen-Gray se dévore d’un trait. Les amateurs d’action aimeront ce plongeon directe dans l’action.

Dominic a un objectif, un seul, et on le suit pas à pas dans sa recherche de la vérité. À certains moments, j’ai eu envie de lui crier de continuer, de ne pas écouter tel ou tel personnage et j’en ai même voulu à l’auteure d’être aussi intransigeante avec son personnage!

Mais elle parvient à le faire grandir, et on ouvre les yeux avec lui sur une réalité que l’on avait jamais envisagé auparavant.

Unique roman !

Ce thriller habilement ficelé se lit rapidement et devrait plaire aux lecteurs de 10 ans à 110 ans.

J’ai adoré ce roman qui fait réfléchir. L’histoire ne nous abandonne après la très bonne accroche, comme certains films ou romans d’action, et remplit ses promesses.

Publié chez Bayard jeunesse, dans la collection Millézime, et recommandé par d’autres libraires du Québec ! J’espère que vous trouverez ce roman à la bibliothèque ou à votre librairie indépendante préférée.

La maison du retour

Le narrateur refuse la fatalité, le conformisme, la victimisation. Élégante, sa joie de vivre!

 

Durant les douces années en librairie, une cliente a exigé le plus gentiment du monde que je lise ce roman par ce monsieur dont je n’avais jamais entendu parler, n’en déplaisent aux gens mieux informés de ce monde.

Entre les pages de La maison du retour, il y a ce bon vieux Virgile et sa poésie, une nature splendide, des mots grandiloquents allongés simplement entre un verre de Bordeaux et un crapaud bleu. Il y a le narrateur, journaliste, de retour d’une captivité forcée de trois ans au Liban, qui cherche ce qu’ il est devenu et qui cherche le bonheur de vivre, lentement. La lenteur, ce luxe que seul l’intellectuel bien nanti peut croire à la portée de toutes les âmes blessées, fatiguées, exsangues de quotidien, d’épreuves, de fins sans espoir de printemps, lce dans la lenteur est offerte au lecteur avec générosité, comme on partage un repas avec des amis intimes. Le narrateur refuse la fatalité, le conformisme, la victimisation. Élégante, la joie de vivre de Jean-Paul Kauffmann!

Comme la lande de Gascogne, dure et sèche, ressemble à un nuage confortable où il fait bon respirer, vivre, laisser aller dans ce roman à découvrir plus tôt que tard…

 

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