Little you – Richard Van Camp

Un album tendre, mais aussi parfait pour les lectures rapides d’avant le dodo, surtout quand le bain s’est étiré en un splash de trop, celui qui s’est retrouvé partout sur le carrelage de la salle de bain.

Grauntle et Gruncle débarquent dans la métropole québécoise quelques fois par année.

À tous les coups, ils traînent dans leur sillage une bonne humeur indéfectible, leur passion pour les Klingons et une quantité de petits pots au contenu savoureux.

Lorsqu’ils sont venus nous rendre visite après la naissance de notre fille merveilleuse, ils avaient ajoutés des livres à leurs bagages. C’est grâce à eux que j’ai eu la joie de découvrir Little You, de Richard Van Camp.

Little You, Grosses larmes

J’ai dû m’y reprendre à plusieurs reprises, à plusieurs moments différents, pour parvenir à lire ce livre cartonné sans verser une larme ou cent, voir à le terminer d’un bout à l’autre sans être obligée à la pause par l’émotion.

Je pourrais accuser les hormones de nouvelle maman, mais ce serait diminuer l’impact du texte oh combien simple mais efficace qui prend vie grâce aux illustrations au style unique.

Ce Little You a le pouvoir de faire fondre les coeurs des parents. Il est aussi parfait pour les lectures rapides d’avant le dodo, surtout quand le bain s’est étiré en un splash de trop, celui qui s’est retrouvé partout sur le carrelage de la salle de bain…

Richard Van Camp, (sa bio nous apprend qu’il est membre de la tribu Tlichos, qui vit dans les territoires du Nord-Ouest, au Canada) est un auteur prolifique du côté anglophone, qui a plusieurs romans et livres pour enfants derrière la plume. Sauf erreur, il n’existe pas de traduction française de Little You, publié en 2013 par Orca book Publishers.

En attendant la traduction, on commande la version originale en ligne. Laissez-moi savoir, lectrice, lecteur, si je me trompe royalement concernant la traduction française de ce tout-carton de M. Van Camp, car j’aimerais beaucoup l’offrir aux amis francos pourvus d’enfants… ou pas.

Eh oui, il est bon à ce point-là, ce tout-carton. Merci encore, Grauntle et Gruncle !

Le livre que tout le monde a lu – 3

J’ai un faible pour ce jeune homme qui aspire, au creux de son coeur, à devenir autre chose que ce tous les adultes doivent devenir.

 

En français, c’est L’Attrape-coeurs. En anglais, c’est mieux, The Catcher in the Rye .

En gros, c’est le roman que tous les adolescents doivent lire, que tous les adultes devraient relire. Un jeune homme au coin de l’adulterie désabusée qui, malgré son incapacité à saisir la beauté, cherche à l’atteindre, la toucher, la retenir. Trois jours à New-York dans les années 50, la désillusion de l’après-guerre et l’espoir de dénicher une lueur de vérité à travers les épaisses couches de mensonge sur lequel la société continue son intraitable avancée vers le progrès. Résumé succinct à dessein, car bien d’autres en ont écrit de bien mieux. J’ai un faible pour ce jeune homme qui aspire, au creux de son coeur, à devenir autre chose que ce tous les adultes doivent devenir.

J.D. Salinger, c’est un rythme singulier, un souffle déconstruit à rattraper constamment au fil de la lecture et qui soudain devient le souffle du lecteur. Difficile de mettre de côté ce roman majeur, incontournable, présent sur toutes les fameuses listes (grrrr, les listes, les listes, ma claque des listes, encore des listes, toujours des listes…) de livres à lire pendant qu’on peut, pendant qu’il n’est pas trop tard, pour se sauver un peu le coeur.

Certes, un roman que tout le monde a lu. Mais quel roman ! À lire dès 14 ans, en anglais si vous pouvez, en français tant que vous voulez (la traduction est excellente chez Pocket).