Le bizarre incident du chien pendant la nuit

Je partage enfin ma profonde affection pour le roman de Mark Haddon, Le bizarre incident du chien pendant la nuit.

 

Parfois, je suis cocotte.

J’adore le mot et toutes ses significations possibles. De là à dire que toutes ces significations conviennent à mon caractère, là, ce serait poussé un peu…

Néanmoins, mieux vaut tard que jamais. Je partage enfin ma profonde affection pour le roman de Mark Haddon, Le bizarre incident du chien pendant la nuit.

Le personnage principal, amateur de Sherlock Holmes, est un jeune autiste de 15 ans. Quand il apprend que le caniche de la voisine a été assassiné, il décide de mener l’enquête, ce qui l’entrainera sur le chemin de son propre passé. Le tour de force de roman réside dans son authenticité, sa sensibilité et peut-être aussi dans son humour inattendu et communicatif. Découvrir la vérité est une quête difficile, et pour un jeune autiste pour qui les autres êtres humains sont des énigmes plus complexes que les mathématiques qu’il adore, c’est bouleversant.

J’hésite à en dire davantage, car les ficelles de cette intrigue se doivent d’être dénouées lentement, au fil d’une lecture très difficile à mettre de côté. Incontournable. Oui, oui, incontournable, ce roman est génial à point!

 

Suis-je snob?

Cette profonde réflexion est livrée avec un ton humoristique que l’on retrouve peu chez cette auteure tourmentée.

 

Ce salon mythique a existé. Bloomsbury’s circle. L’émergence de nouvelles pensées, certaines dangereuses, d’autres nostalgiques, ou encore résignées. Le roman nouveau souffle sur le monde qui s’apprête à traverser une tempête d’humainerie atroce.

Le Memoir Club, un groupe d’intellectuels sévissant à la fin des années 30, s’interroge sur l’humain, ses travers, ses curiosités et le monde qu’il crée. Virginia Wolf, écrivaine, essayiste, intellectuelle, s’interroge quand à elle sur sa place au sein de ce gratin sélect d’invidus généralement fortunés. Ses raisons d’y être, sa légitimité d’y rester. Cette profonde réflexion est livrée avec un ton humoristique que l’on retrouve peu chez cette auteure tourmentée. Ce tour d’esprit sublime, ces mots qui toujours se remettent en question se donnent, simples et joyeux.

Quelques essais gouvernés par la méditation sur le snobisme, sur le rapport à l’autre, l’auteure ayant toujours en tête cette perspective de la hiérarchie, réalité qu’on aurait tort de remiser sous l’irritant prétexte que nous en soyons en 2014 (vous l’avez entendu à la radio, à la télé, sur le Ipad, ce commentaire aveuglé  »je peux pas croire qu’en 2014, il y ait encore des gens qui… » qui me vrille le peu de bon sens que la bonté de la nature daigne encore m’accorder). Un recueil qu’on aura un malin à lire et à réfléchir. Et, si je puis me permettre, bien traduit par les éditions Rivages.

 

Le vieux qui lisait des romans d’amour

Un roman bref, qui va droit au cœur, et qui ne parle pas du tout de romans d’amour.

Un vieil homme s’enfonce dans la jungle, à la chasse d’un grand félin responsable de la mort d’un homme blanc; mort dont les Shuars, la population indigène de ce coin de l’Amazonie, sont injustement accusés.

La jungle, la chaleur, un homme usé d’années en quête d’une fin. La fin de la barbarie des hommes? Il n’y aura jamais de fin à cela. Mais il existe des baumes, des réconforts et des beautés pour y résister, voir s’en prémunir. Et si c’est ce baume à l’âme que trouve le vieil homme dans les romans d’amour qu’il affectionne, c’est dans la poésie, la chaleur, la simplicité des mots de l’auteur Luis Sepulveda, que j’ai trouvé la douceur et la beauté de la mélancolie.

p.s.: Pour les ceux-ci qui veulent convaincre les ceux-là que lire est un plaisir, un bonheur, un baume,  c’est le roman à recommander…

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